Elisabeth Baret obtient un mandat d’Aspirante du F.R.S-FNRS relatif à la prévention de la réaction alcalis-silice impactant la durabilité des structures en béton



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©️ Elisabeth Baret

Elisabeth Baret nous livre son parcours, de ses études à l’obtention de son mandat d’Aspirante FNRS, et nous explique son projet doctoral, entre Liège et Québec...

 

Le parcours d’Elisabeth

J’ai commencé mes études à l’Université de Liège en 2019 et, dès mes premiers cours liés à la construction, j’ai rapidement choisi de m’orienter vers le parcours d’ingénieur civil en construction. À la fin de mon master à l’Université de Liège, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon mémoire au sein du Centre de recherche sur les infrastructures en béton (CRIB) de l'Université Laval, à Québec. Mon travail portait sur l’évaluation de l’état du béton dans des éléments structuraux prélevés sur un pont récemment mis hors service au Canada dû à son endommagement sévère, principalement affecté par la réaction alcalis-silice. J’ai été initiée à ce domaine assez rapidement. Les résultats de ce mémoire ont été récompensés par plusieurs prix : la Fondation Lucien de Bay, le Groupement Belge du Béton, le SECO Frank Goes Master’s Thesis Award, ainsi que le prix du meilleur poster lors des Journées Scientifiques du (RF)²B 2024.

Les résultats ont également été diffusés dans plusieurs événements scientifiques. J’ai notamment participé à la 17ᵉ Conférence Internationale sur la Réaction Alcalis-Granulats (ICAAR) (mai 2024 Ottawa), au colloque du Centre de Recherche sur les Infrastructures en Béton à l’Université McGill (mai 2024 Montréal), aux 22ᵉ Journées Scientifiques du (RF)²B (juillet 2024 Rennes (prix du meilleur poster)). Les résultats de mon mémoire ont donné lieu à la rédaction d’un article scientifique, publié dans Construction and Building Materials (Baret et al., 2025), ainsi qu’à un article soumis et présenté à la 7ᵉ Conférence Internationale sur la Réparation, la Réhabilitation et le Renforcement du Béton (ICCRRR 2024).

J’ai désormais entamé un doctorat à l’Université de Liège, en cotutelle avec l’Université Laval. Mes superviseurs sont les Professeurs Luc Courard et Frédéric Collin à l’Université de Liège, au sein de l’unité Urban and Environmental Engineering de la Faculté des Sciences Appliquées et les Professeurs Benoît Bissonnette et Benoît Fournier à l’Université Laval.

 

Le sujet de doctorat d’Elisabeth

Mon projet doctoral s’inscrit dans la continuité de mes travaux sur la réaction alcalis-silice (RAS). Ce phénomène, souvent qualifié de « cancer du béton », constitue une menace majeure pour la durabilité des structures, en provoquant une expansion interne et des fissurations qui réduisent leur durée de vie. La prévention de la RAS repose principalement sur l’utilisation d’ajouts cimentaires en substitution partielle du ciment Portland, une mesure étudiée depuis les travaux fondateurs de Stanton (1950).

Cependant, d’importantes divergences subsistent entre les résultats obtenus en laboratoire et le comportement observé sur le terrain. Pour mieux comprendre ces différences, un programme comparatif international a été lancé au CANMET (Centre de Recherche du Gouvernement canadien) (Ottawa) dès 1991 (Fournier et al., 2004, 2016, 2018a&b). Ma recherche doctorale exploite l’opportunité unique d’étudier près de 700 blocs de béton de terrain, exposés et suivis depuis plus de 30 ans, afin d’améliorer la compréhension des mécanismes de la RAS et de proposer des recommandations plus fiables pour sa prévention.

 

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