Lundi 5/11/2018: 332e conférence du CERES "Les Alpes, future batterie de l’Europe ?", par le prof. Anton Schleiss

05/11/2018

Nous avons le plaisir de vous convier à la 332e conférence du CERES. Celle-ci, intitulée "Les Alpes, future batterie de l’Europe? Importance de l’extension des aménagements hydroélectriques à accumulation dans les Alpes pour un approvisionnement fiable en électricité en Europe", sera donnée par le prof. Anton Schleiss (EPFL). Le président de séance sera Sébastien Erpicum.

 

La conférence aura lieu le lundi 5 novembre 2018 à 17h30, à l'auditoire 01 Bât. 37 (sur le campus du Sart-Tilman). Elle sera suivie d'un cocktail ainsi que d'un diner à 20h au restaurant "L'Héliport" (château de Colonster, allée des Érables, à Liège).

 

La participation à la conférence est gratuite, mais pour sa bonne organisation, il vous est demandé de vous inscrire pour le jeudi 25 octobre au plus tard, via le lien d'inscription suivant.

 

Résumé :

En Europe, l’offre excédentaire d’électricité fortement subventionnée, fournie par le soleil, le vent et le charbon, a extrêmement défavorisé l’hydroélectricité dans les Alpes et notamment en Suisse à cause des prix bas sur le marché spot lors des périodes de faible demande. Malgré un avenir incertain, l’amélioration de la sécurité d’approvisionnement, avant tout en hiver, nécessite le développement de l’hydroélectricité, qui devra viser en tout premier lieu l’augmentation de la flexibilité des aménagements pour concentrer la production sur les pointes de demande. Ceci ne pourra se réaliser que par une majoration de la puissance des centrales existantes, une extension du volume des retenues par le rehaussement des barrages ainsi que par la construction de nouvelles centrales de stockage par pompage-turbinage. Par ailleurs, le changement climatique entraîne la fonte des glaciers et crée de nouveaux lacs à très haute altitude. Ceux-ci peuvent se révéler dangereux en cas de vidange rapide et incontrôlée par-dessus les moraines frontales. Des barrages de sécurité à buts multiples laissent envisager un potentiel hydroélectrique important en Suisse. Les lacs glaciaires pourraient alors servir comme retenues pour la production d’énergie de pointe ainsi que pour le stockage du surplus d’énergie éolienne et solaire. Finalement, à côté de la sécurité d’approvisionnement en électricité, les aménagements à accumulation se trouvent en première ligne pour contribuer à l’alimentation des cours d’eau lors de sécheresses prolongées ainsi qu’à la protection contre les crues et inondations.

La conférence illustre les différents enjeux décrits ci-dessus avec plusieurs exemples de projets.

 

Illustration: "Nant de Drance - Caverne des machines du 26 mai 2015" © S. Moret.